Une étude géotechnique de conception G2 est la première étape pour assurer la stabilité et la sécurité de votre maison individuelle.
Connaitre le sol avant d’y construire une maison individuelle : c’est la base d’un projet sûr et durable, et le sujet de l’étude de sol G2. Effectivement, la stabilité d’un bâtiment et de ses fondations dépend de la nature du sol, de son comportement mécanique en fonction de la teneur en eau, de sa résistance. Des aléas naturels sur le terrain comme le phénomène de retrait gonflement des argiles peuvent mettre à mal la sécurité du projet. La prévention des risques géotechniques se fait par une étude géotechnique de conception préalable pour toute future construction de maison ou certaines extensions. Elle est à la charge du maître d’ouvrage ou de son mandataire et est réalisée par un bureau d’études en collaboration avec la maîtrise d’oeuvre ou intégrée à cette dernière.
L’étude géotechnique de conception permet l’élaboration du projet et réduit les conséquences des risques géotechniques importants. Elle est préventive et obligatoire avant toute construction pour assurer la sécurité des ouvrages et s’appuie sur le compte-rendu de l’étude G1 et des recommandations énoncées lors de l’étude géotechnique préalable. Elle se fonde sur des données géotechniques pertinentes, si besoin après la réalisation d’un programme spécifique d’investigations géotechniques. Elle fournit un dossier de synthèse définissant techniquement les dispositions constructives à mettre en œuvre.
Depuis octobre 2020, la loi ELAN impose l’étude des sols pour la vente d’un terrain non bâti constructible (étude géotechnique préalable G1) et les travaux de construction. L’étude géotechnique G2 évalue les risques notamment liés au phénomène de retrait gonflement des argiles, responsables de fissures des bâtiments et mouvements de terrain. Elle est obligatoire avant travaux sur sols argileux en zone d’exposition moyenne ou forte pour les constructions neuves et les travaux d’extension de plus de 20 m², et propose des principes généraux de construction adaptés. L’étude géotechnique de conception G2 précise les fondations et dispositions à mettre en œuvre pour la stabilité du bâtiment et la sécurité de la construction : elle n’est donc pas réalisée avant la vente, mais avant les travaux de structure car son objectif est de mettre en place des mesures préventives aux dommages à ouvrage. Il n’est pas possible de l’établir après l’achèvement des travaux pour régulariser la situation et bénéficier de l’assurance dommage ouvrage.
Un sinistre géotechnique coûte en moyenne plusieurs dizaines de milliers d’euros à réparer.
Une étude géotechnique de conception (G2) comprend trois phases : celle d’avant-projet (AVP), celle de projet (PRO) et la DCE / ACT.
La mission G2 AVP d’avant-projet, étape géotechnique préventive préalable à la conception, permet de décrire le terrain par des sondages, prélèvements et analyses afin de déterminer les premières solutions de fondation du projet de construction en fonction de son comportement selon la teneur en eau et de la composition géologique du sol. La G2 AVP est réalisée au stade de l’avant-projet de la maîtrise d’oeuvre et le diagnostic s’appuie obligatoirement sur des données géotechniques adaptées. La mission nécessite donc avant tout de définir un programme d’investigations spécifique, de le réaliser, d’en assurer le suivi technique, et d’en exploiter les résultats. L’analyse de sol comprend des sondages géotechniques, des essais in situ, des essais pressiométriques permettant un diagnostic géotechnique détaillant la nature du sol, sa résistance, son comportement en fonction de la teneur en eau…
Cette phase AVP permet de fournir un rapport donnant les hypothèses à prendre en compte au stade de l’avant-projet -le modèle géotechnique-, les principes de construction envisageables (terrassements, soutènements, pentes et talus, fondations, assises des dallages et voiries, améliorations de sols, dispositions générales vis-à-vis des nappes et des avoisinants), une ébauche dimensionnelle par type d’ouvrage et la pertinence d’application de la méthode observationnelle pour une meilleure maîtrise des risques géotechniques du terrain et de son comportement mécanique.
Le phase projet G2 PRO est réalisée au stade du projet de la maîtrise d’oeuvre et s’appuie obligatoirement sur des données géotechniques adaptées suffisamment représentatives pour le site. Technique, cette phase PRO donne des mesures précises et fiables au constructeur pour l’exécution des travaux et définit les solutions techniques adéquates, le système de fondation pour l’ouvrage comme les semelles filantes qui incorporent des armatures. Le bureau d’études à qui est confié la mission géotechnique G2 PRO évalue le programme d’investigations spécifique du sol, le réalise ou en assure le suivi technique, en exploite les résultats, gère la supervision géotechnique. Le géotechnicien fournit un dossier de synthèse des hypothèses à prendre en compte au stade du projet pour sa mise en oeuvre -valeurs caractéristiques des paramètres géotechniques en particulier-, des notes techniques donnant les choix constructifs des ouvrages géotechniques : terrassements, soutènements, pentes et talus, système de fondation, assises des dallages et voiries, améliorations de sols, dispositions vis-à-vis des nappes et des avoisinants. Il donne des notes de calcul de dimensionnement, un avis sur les valeurs seuils et une approche des quantités.
La Phase DCE / ACT est réalisée pour finaliser le Dossier de Consultation des entreprises (DCE) et assister le maître d’ouvrage pour l’établissement des Contrats de Travaux avec le ou les entrepreneurs retenus pour les ouvrages géotechniques.
Elle permet d’établir ou de participer à la rédaction des documents techniques nécessaires et suffisants à la consultation des entreprises pour leurs études de réalisation -dossier de la phase Projet avec plans, notices techniques, cahier des charges particulières, cadre de bordereau des prix et d’estimatif, planning prévisionnel. Le dossier DCE permet d’assister éventuellement le maître d’ouvrage pour la sélection des entreprises, d’analyser les offres techniques, de participer à la finalisation des pièces techniques des contrats de travaux.
La loi Elan entrée en vigueur en 2020 définit le contenu des études géotechniques préalables à réaliser sur les terrains argileux exposés au phénomène de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols. L’obligation de réaliser une étude G2 avant la construction ou l’extension d’une maison en territoire français s’applique uniquement dans les zones de retrait et gonflement des sols argileux (RGA). La durée de validité d’une étude de sol et des risques géotechniques est de 30 ans si le terrain n’est pas remanié, et elle doit être transmise aux nouveaux propriétaires. En cas d’absence d’étude obligatoire ou de diagnostic périmé, la responsabilité du vendeur peut être engagée et la vente contestée (annulation, dommages et intérêts).
Une étude géotechnique de conception de type G2 (phase avant projet et phase projet) réalisée conformément aux exigences de la norme NFP 94-500 de novembre 2013 vaut présomption de conformité aux dispositions du code de la construction et de l’habitation. Il existe des cas pour lesquels l’étude géotechnique des sols n’est pas obligatoire dans le cadre légal, mais recommandée :
Le déroulement d’une étude de sol se déroule en étapes et dure en moyenne 1 à 2 semaines.
Des investigations géotechniques sont réalisées sur le terrain à l’aide de sondages et d’essais in situ (pressiométriques, pénétrométriques, carottages) afin de caractériser la nature et le comportement mécanique du sol.
Les résultats des sondages et essais sont analysés par le bureau d’études géotechniques pour identifier les aléas géotechniques et définir les paramètres adaptés au projet de construction.
Un rapport géotechnique G2, conforme à la norme NF P 94-500, est remis avec des recommandations de conception sur les fondations et les dispositions constructives.
L’expertise et le matériel acquis depuis 2007 permettent à la PME que nous sommes d’intervenir sur les chantiers d’envergure comme chez les particuliers. Notre équipe d’ingénieurs et de techniciens est votre interlocutrice directe et efficace lorsque vous commandez une étude de sol. La réactivité et l’intervention rapide de notre bureau d’études : voilà ce qui fait notre différence. La demande de devis constitue souvent le premier contact entre le constructeur et notre entreprise. De notre première intervention sur le terrain au rendu du rapport d’étude et au suivi géotechnique, vous pouvez compter sur notre meilleure assistance et sur la fiabilité de notre diagnostic pour le choix des meilleures solutions à chaque étape afin de réaliser en toute sécurité votre projet de construction.
Au-delà des obligations légales, le budget pour la réalisation d’une étude de sol G2 est un véritable investissement sécurité dont la valeur ajoutée préventive est d’identifier et de permettre de palier aux risques géotechniques que court le projet de construction (bâtiment, maison individuelle…). Une étude de sol a un avantage important pour l’assureur en dommage ouvrage : ce dernier bénéficie en effet du recours en assurance lorsqu’un sinistre survient puisque le géotechnicien est assuré en responsabilité décennale. En France, les devis varient en général de 800 à 1500 euros. Ces prix moyens dépendent évidemment du terrain, de sa profondeur, de son accès…
L’étude G2 évalue les risques géotechniques liés à la nature du sol et anticipe les mouvements de terrain particulièrement présents dans les sols argileux, sujets au retrait et gonflement des argiles. Effectivement le comportement mécanique des terrains sensibles à l’hygrométrie fluctuante (sécheresse, humidité) peut générer des tassements différentiels responsables de fissures dans les bâtiments, de distorsion des portes et fenêtres, d’affaissement des murs et cloisons, etc. Un diagnostic géotechnique d’évaluation permet de lister les mesures préventives de sécurité. A partir de l’analyse des caractéristiques du sol, la G2 précise les fondations et dispositions constructives à mettre en œuvre pour assurer la stabilité de la structure du bâtiment en projet
Une étude géotechnique de conception G2 est la première étape pour assurer la stabilité et la sécurité de votre maison individuelle.
Oui, l’étude de sol G2 est obligatoire avant la construction d’une maison individuelle lorsque le terrain est situé en zone exposée au retrait-gonflement des argiles, conformément à la loi ELAN. Elle doit être réalisée avant les travaux de structure.
L’obligation de réaliser une étude de sol G2 dépend de la zone géographique du terrain. Elle est requise uniquement dans les zones à exposition moyenne ou forte aux sols argileux, identifiées par les cartes officielles de l’État.
L’étude G2 est une étude de conception, réalisée avant la construction, qui définit précisément les fondations et dispositions constructives adaptées au projet.
L’étude G1 est une étude géotechnique préalable, réalisée avant la vente d’un terrain, qui identifie les risques généraux du sol.
👉 En résumé : la G1 évalue et diagnostique, la G2 conçoit et dimensionne.
La G2 AVP (Avant-Projet) permet d’analyser le sol et de proposer des principes de fondations adaptés au projet.
La G2 PRO (Phase Projet) affine ces solutions avec des dimensionnements précis, destinés à l’exécution des travaux par le constructeur.
Oui. Toute modification significative du projet (implantation, type de fondation, extension, charge du bâtiment) peut nécessiter une mise à jour ou une nouvelle étude G2, afin de garantir la cohérence entre le sol et l’ouvrage.
Une étude de sol G2 est généralement considérée comme valable jusqu’à 30 ans, à condition que le terrain n’ait pas été remanié et que le projet reste conforme aux hypothèses initiales de l’étude.
Oui, une étude de sol G2 est obligatoire pour une extension de plus de 20 m² en zone argileuse.
Pour une extension plus petite ou désolidarisée, elle n’est pas toujours obligatoire mais reste fortement recommandée pour éviter les désordres structurels.
Construire sans étude de sol G2 en zone concernée expose à des risques importants (fissures, tassements, sinistres) et peut empêcher de bénéficier de l’assurance dommage ouvrage. Il n’est pas possible de régulariser la situation après les travaux.
Le rapport d’étude G2 comprend l’analyse géotechnique du sol, l’identification des risques, un modèle géotechnique, ainsi que des recommandations techniques détaillées pour les fondations et la structure du bâtiment.
Une étude de sol G2 est réalisée par un bureau d’études géotechniques spécialisé, composé d’ingénieurs et de géotechniciens qualifiés, assurés en responsabilité décennale, et intervenant avant le démarrage des travaux.
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